jeudi 15 janvier 2015

Je suis Charlie.


Cabu, Charb, Wolinski et les autres s'etaient levé du bon pied ce matin là. Les informations étaient positives, l'équipe de bonne humeur. Ils ne savaient pas que quelques instants après avoir débuté une journée totalement normal, ils se feraient tuer, parce que certains n'ont pas ris devant leurs dessins ou leurs articles. En mettant de côté toutes revendications, religions, convictions et récupérations politiques évoquées, le geste est violent, acerbe, vicérale. Ils voulaient tuer Charlie en s'attaquant à son coeur, en détruisant les cellules qui faisaient vivre le journal depuis des années. Ils voulaient tuer la création, la liberté de s'exprimer, d'écrire, de penser. Dans certains pays, on casse les mains des dessinateurs pour les empêcher d'exercer, ce qui est tout aussi barbare. Ils voulaient faire taire des hommes et des femmes bons et drôles  qui plaisantaient sur le monde en dénonçant son absurdité, sa connerie parfois. On la voit bien maintenant, l'absurdité, et la haine surtout.

Pourtant, ils ont échoués. Eux qui voulaient assassiner Charlie l'ont fait renaître de ses cendres instantanément. En ayant voulu museler la liberté d'expression, ils l'ont faite exploser. Les réactions ne cessent de croitre et de condamner cet acte immonde. Les journalistes et dessinateurs du monde entier libèrent leurs paroles et crient à leur tour leur haine, avec un humour mêle d'amertume et de noirceur. Les anonymes, citoyens du monde avant tout, ajoutent des pierres à l'édifice. Aujourd'hui et demain, nous sommes et nous resterons Charlie. 

jeudi 6 novembre 2014

Ceux qui nous donnent des ailes.


Bon, on est le 6 novembre, l’année arrive à sa finalité, mon cerveau et mes jambes sont en compotes à force de journées de cours soirée n’en plus finir.  Pourtant, certains soirs sont vides et froids, uniquement agrémentés de recherches intuitives sur youtube et soundcloud. Triste, me direz-vous. Et bien pas du tout, ce n’est pas une perte de temps, c’est même un loisir plutôt cool. C’est comme ça que, personnellement, je réussi à dénicher des artistes qui pètent. C’est comme ça aussi que, de fil en aiguille, je suis tombée sur le site de Nowadays Records.  Ouais, c’est vrai, beaucoup de labels émergent et disparaissent du jour au lendemain, sans vraiment voir le jour, comme des projets mort-nés. Et pourtant, ce petit bail pas mal foutu héberge, selon moi, les talents électro les plus prometteurs de la scène française.
La figure de proue de ce petit navire est Fakear, un jeune prodige anciennement guitariste rock inconnu du bataillon il y a un an, qui est maintenant à l’affiche de nombreux festivals et peut se vanter d’avoir fait les premières parties de Flume ou Wax Taylor. Ses sons s’écoutent et plaisent, il a une belle gueule, et se fera surement un nom dans la lignée des nombreux djs prêcheurs de la bonne musique. Bref, c’est la folie.  A coté de ça, on retrouve d’autres artistes, moins connus, certes, mais doués. On peut citer entre-autre La Fine  Equipe ou  Yann Kesz, contributeur de certaines Tealer Mixtapes, réputées pour alimenter les Ipods des ados. Avec des beats qui claquent, un peu hip-hop, parfois tripant, il est difficile de ne pas tomber dedans, même à la première écoute, et ce pour les cinq anges du label. En plus, beaucoup de sons sont dispos gratuitement sur soundcloud ! Allez, écoutez ça, et kiffez bien.






jeudi 2 octobre 2014

A real badass got a tatoo.




J'ai toujours été fan de tatouages. Dans le genre vraiment folle de ça, à fixer les tatoués dans le métro pour  saisir chaque détails de leurs dessins, leurs éventuels significations. J'en prenais même note sur un carnet spécial quand je les trouvais rares. Je n'en ai pas encore, mais ça ne saurait tarder ! 
Après ce que je viens de dire, vous pouvez supposer que je crevais d'excitation à la simple mention de l'exposition "Tatoueurs, Tatoués". Pourtant, quelque chose d'assez surprenant : je ne me suis absolument pas pressée pour y aller. Déjà, j'avais peur d'être déçue, et cette expo faisait tellement parler d'elle à ses tout début que j'ai été affolée par la foule grondante qui allait se presser pour l'évènement. Finalement, mercredi après les cours, j'ai débarquée au Quai Branly avec des milliers de livres sur le dos, et j'y suis ressortie avec des étoiles pleins les  yeux.

On découvre toutes les facettes du tatouage, qui se trouve être un art et même une tradition dans certaines cultures.Chacun en a une perception particulière : ce dessin indélébile peut être souvenir de guerre, de prison, mais aussi une reconnaissance pour certaines tribus. Bien plus qu'une "décoration" choisie au hasard, c'est avant tout la marque d'un moment précis, que l'on choisit de graver à jamais. Il faut souvent, pour les grandes pièces, des semaines de préparations minutieuses. Dans ce parcours, extrêmement bien documenté (Tin-Tin, maître tatoueurs en France, y est pour quelque chose), on retrouve non seulement des corps magnifiques, mais aussi une réelle recherche sur l'art de tatouer (non, ce n'est pas un bien grand mot), et tout le travail autour. Car oui, un tatouage ne se fait pas tout seul. Plus qu'une simple expo, c'est une véritable initiation qui nous est proposée. De plus, elle est destinée à tout le monde : j'ai vu des enfants de 4 ans admirant des performeurs tel que "l'homme lézard", ou le celebre "zombie" (Rick Genest) en même temps que des motards tatoués.

 C’était une drôle de scène, je l'avoue. 











dimanche 28 septembre 2014

Cedric Charlier revisite Petit Bateau.




J'ai décidé, il y a peu de temps, de retrouver le monde de la mode. Bon, je ne l'avais pas vraiment quitté en vérité  Je me faisais des petites folies de temps en temps en allant à des défilés, juste pour le plaisir des yeux vous voyez ? Juste pour voir du monde, pour rire aussi. Je désespérais en voyant Nabilla défiler pour JP Gaultier (damned), et je me disais que non, tout ça c’était trop pour moi. Pourtant, vendredi, j'ai décidé de "reprendre du service" pour un évènement un peu spécial. En sortant des cours, je suis allée au Palais de Tokyo pour la présentation de la collection Cedric Charlier x Petit Bateau. Cet ancien de chez Cacharel avait donc décidé de s'amuser un peu en revisitant les fameuses rayures marinières, et je ne pouvais définitivement pas passer à côté de ça.

Ce qui m'a d'abord frappée, c'est la façon dont toute cette collection capsule était présentée. Au Palais de Tokyo, temple de la modernité et de l'originalité, des danseurs livrent une performance unique, qui nous fait vibrer. Des images sont projetées sur les énormes murs nus, où on voit tout un petit monde, enfants et adultes, en apesanteur. Cela montre déjà que Petit Bateau est évidemment une marque mythique, intemporelle, que l'on porte à tout age. C'est presque le summum du chic, en soi. Alors, quand Mr. Charlier s'y introduit, cela donne quelque chose d'explosif, de magique. Les couleurs sont franches et marquent l'oeuil, même si les coupes restent les mêmes. La mode a tendance, souvent, à en faire trop, et ici, c'est d'une simplicité et d'une gaîté presque touchante, presque nécessaire. Je peux vous le certifier, cela fait du bien à voir.