jeudi 2 octobre 2014

A real badass got a tatoo.




J'ai toujours été fan de tatouages. Dans le genre vraiment folle de ça, à fixer les tatoués dans le métro pour  saisir chaque détails de leurs dessins, leurs éventuels significations. J'en prenais même note sur un carnet spécial quand je les trouvais rares. Je n'en ai pas encore, mais ça ne saurait tarder ! 
Après ce que je viens de dire, vous pouvez supposer que je crevais d'excitation à la simple mention de l'exposition "Tatoueurs, Tatoués". Pourtant, quelque chose d'assez surprenant : je ne me suis absolument pas pressée pour y aller. Déjà, j'avais peur d'être déçue, et cette expo faisait tellement parler d'elle à ses tout début que j'ai été affolée par la foule grondante qui allait se presser pour l'évènement. Finalement, mercredi après les cours, j'ai débarquée au Quai Branly avec des milliers de livres sur le dos, et j'y suis ressortie avec des étoiles pleins les  yeux.

On découvre toutes les facettes du tatouage, qui se trouve être un art et même une tradition dans certaines cultures.Chacun en a une perception particulière : ce dessin indélébile peut être souvenir de guerre, de prison, mais aussi une reconnaissance pour certaines tribus. Bien plus qu'une "décoration" choisie au hasard, c'est avant tout la marque d'un moment précis, que l'on choisit de graver à jamais. Il faut souvent, pour les grandes pièces, des semaines de préparations minutieuses. Dans ce parcours, extrêmement bien documenté (Tin-Tin, maître tatoueurs en France, y est pour quelque chose), on retrouve non seulement des corps magnifiques, mais aussi une réelle recherche sur l'art de tatouer (non, ce n'est pas un bien grand mot), et tout le travail autour. Car oui, un tatouage ne se fait pas tout seul. Plus qu'une simple expo, c'est une véritable initiation qui nous est proposée. De plus, elle est destinée à tout le monde : j'ai vu des enfants de 4 ans admirant des performeurs tel que "l'homme lézard", ou le celebre "zombie" (Rick Genest) en même temps que des motards tatoués.

 C’était une drôle de scène, je l'avoue. 











dimanche 28 septembre 2014

Cedric Charlier revisite Petit Bateau.




J'ai décidé, il y a peu de temps, de retrouver le monde de la mode. Bon, je ne l'avais pas vraiment quitté en vérité  Je me faisais des petites folies de temps en temps en allant à des défilés, juste pour le plaisir des yeux vous voyez ? Juste pour voir du monde, pour rire aussi. Je désespérais en voyant Nabilla défiler pour JP Gaultier (damned), et je me disais que non, tout ça c’était trop pour moi. Pourtant, vendredi, j'ai décidé de "reprendre du service" pour un évènement un peu spécial. En sortant des cours, je suis allée au Palais de Tokyo pour la présentation de la collection Cedric Charlier x Petit Bateau. Cet ancien de chez Cacharel avait donc décidé de s'amuser un peu en revisitant les fameuses rayures marinières, et je ne pouvais définitivement pas passer à côté de ça.

Ce qui m'a d'abord frappée, c'est la façon dont toute cette collection capsule était présentée. Au Palais de Tokyo, temple de la modernité et de l'originalité, des danseurs livrent une performance unique, qui nous fait vibrer. Des images sont projetées sur les énormes murs nus, où on voit tout un petit monde, enfants et adultes, en apesanteur. Cela montre déjà que Petit Bateau est évidemment une marque mythique, intemporelle, que l'on porte à tout age. C'est presque le summum du chic, en soi. Alors, quand Mr. Charlier s'y introduit, cela donne quelque chose d'explosif, de magique. Les couleurs sont franches et marquent l'oeuil, même si les coupes restent les mêmes. La mode a tendance, souvent, à en faire trop, et ici, c'est d'une simplicité et d'une gaîté presque touchante, presque nécessaire. Je peux vous le certifier, cela fait du bien à voir.






THE come back.


Après de long mois d'absences et d'hésitation, je me suis décidé à reprendre ce blog. Déjà, pour vous le dire honnêtement, écrire me manquait. Pas que je n'ai rien fait pendant un an (oh, déjà...), loin de là. J'ai même été plutôt sollicité en tant qu'élève en classe littéraire. Le hic, c'est que je me sentait réellement sans inspiration, j'ai même cru pendant longtemps que je n'écrirais plus. Je voulais supprimer ce blog, pour en créer un autre quand j'en aurais eu la force. Pourtant, je me dis qu'il est toujours possible de faire quelque chose ici. Mon regard a changé depuis le début de ce blog, mais au fond je reste toujours la même. En bref, je suis de retour ! (Re) Bienvenue !

mercredi 23 octobre 2013

Naked and confused.

Cela fait quelques temps que je suis rentrée en première, presque deux mois. Deux mois à bûcher et à analyser, à écrire des pages entières sur des textes classiques et contemporains. Deux mois qu'on me rend un regard plein de compassion quand j'annonce la section que j'ai choisie. Deux longs mois. J'apprends énormément de choses, même si je me sens légèrement dépassée par les évènements, ce qui ne doit être qu'une simple impression bien-sûr.



Cela fait également deux mois que tous les mardis soirs, je prends des cours d'histoire de l'art à l'Ecole du Louvre. Je peux vous dire que je me suis sentie toute fière la première fois que je me suis installée dans un amphi, j'avais même du mal à dissimuler mon enthousiasme au milieu de tous ces trentenaires (je dois être la plus jeune des quelques 500 étudiants, NORMAL). Dans la continuité de cette série d'étude, j'ai tendance à lire énormément, et aller encore plus au cinéma et au musée, qui sont gratuits pour la plupart pour moi. Oui, ce sont les joies d'être mineure. Un nombre incalculable d'expositions ouvrent en ce moment, mais "Masculin/Masculin" au musée d'Orsay a plus attirée mon attention que les autres, peut-être parce que l'affiche de présentation de la collection m'a un peu fait penser à la technique du "naked man", initiée dans le meilleur des épisodes de "How I Met Your Mother". Culture générale, vous dis-je. 
Consacrée à la représentation du nu masculin du 19eme siècle à nos jours, on y trouve des oeuvres magistrales, quelques-unes plus connues que d'autres, notamment les photographies de Pierre et Gilles ou David Lachapelle. Elles ne sont pas classées chronologiquement, mais par thème, ce qui permet de voir plus facilement les différentes perceptions de ces études du nu masculin à travers les époques. C'est ainsi qu'on peut passer d'une scène de la mythologie grecque brossée par le peintre Gustave Moreau à une esquisse d'Andy Warhol, en passant entre les gigantesques sculptures en marbre de corps athlétiques, ce qui ne manque pas de provoquer les gloussements d'un bout à l'autre de la visite. Des rires d'admiration peut-être ?